À l’occasion du Cannes Yachting Festival 2026, Garcia dévoile un nouveau concept de catamarans yachts d’expédition à voile en aluminium, de 62 à 82 pieds. Présenté à travers le dessin d’un premier 72 pieds, le projet repose sur un principe clair : créer un véritable camp de base à voile, capable de soutenir des programmes d’exploration exigeants dans les régions les plus reculées, notamment sous les hautes latitudes.
Les Garcia parcourent les mers du globe depuis plus de 50 ans, jusque dans des lieux où peu sont allés. On pourrait penser que leur skipper sont des marins aguerris, cumulant des milliers de milles nautiques au large — et beaucoup le sont effectivement. Pourtant, il existe aussi ces histoires incroyables d’outsiders : décoiffantes, exaltantes et inspirantes. L’une d’elles est celle du Garcia Exploration 52 baptisé IMPALER, appartenant au skipper néo-zélandais Graham Hunter. Et quelle histoire !
J’ai navigué et guidé pendant quatre saisons au Spitzberg sur notre Garcia 68, je commence à bien connaître ces lieux uniques et fascinants. C’est un territoire qui exige respect et préparation. Voici donc quelques repères pour celles et ceux qui envisagent d'y naviguer.
Souvent perçu comme un matériau exigeant, l’aluminium est en réalité l’un des meilleurs alliés des navigateurs au long cours. Robuste, durable et réparable partout dans le monde, il offre un niveau de sécurité et de fiabilité particulièrement apprécié en grande croisière. Son entretien repose moins sur des interventions complexes que sur une compréhension des mécanismes qui garantissent sa longévité, notamment la maîtrise de la corrosion et du système électrique à bord. Bien conçu et correctement suivi, un voilier en aluminium conserve ainsi ses qualités structurelles pendant plusieurs décennies, faisant de l’entretien un véritable levier de sérénité pour naviguer loin et longtemps.
Multihulls World revient sur l’annonce de la nouvelle gamme de catamarans d’exploration Garcia Yachts, véritables « base camps » en aluminium pour aller plus loin.
Il arrive un moment où vous devez prendre une grande respiration et apprécier la liberté de lâcher les amarres !
Pour Pete Goss, le choix du bateau vient après celui du programme.
Où souhaite-t-on naviguer ? Pendant combien de temps ? Avec quel équipage ? Dans quelles régions et avec quel niveau d’autonomie ?
Il revient sur ses propres expériences pour montrer comment des programmes différents conduisent à des choix de bateaux très différents. Pour un projet de plusieurs années autour du monde en couple, son choix s’était porté sur un Garcia Exploration 45.
Le webinaire aborde ensuite les choix qui structurent un bateau destiné à naviguer loin : équipements, énergie, eau, carburant, pièces de rechange, gréement ou encore capacité à entretenir et réparer les systèmes à bord.
Pete Goss insiste sur un principe : chaque choix a des conséquences, et celles-ci prennent davantage d’importance à mesure que l’on s’éloigne des infrastructures.
L’objectif n’est donc pas de multiplier les équipements, mais de construire un ensemble cohérent avec son programme et son niveau d’autonomie.
La préparation concerne autant l’équipage que le bateau.
Pete revient sur son expérience de navigation en couple : organisation des quarts, répartition des responsabilités, formation et progression de chacun. Il recommande d’acquérir de l’expérience progressivement, sans attendre de maîtriser tous les aspects de la navigation hauturière avant de commencer à naviguer.
Partir ne signifie pas suivre un programme figé.
Au fil de leur voyage, Pete et sa femme ont appris à ralentir, à adapter leur rythme et à laisser davantage de place aux conditions, aux saisons et aux opportunités rencontrées en route.
Une approche qui résume bien le webinaire : préparer suffisamment son projet pour disposer ensuite de la capacité et de la liberté nécessaires pour l’adapter.
Voir la playlist Se préparer pour la grande croisière sur Youtube →
Itinéraire,météo et routage, équipements, autonomie, vie à bord, sécurité et organisationde l’équipage : autant de sujets qui seront abordés avec des experts, leséquipes des chantiers et des propriétaires ayant déjà une expérience du large.
Pour cette édition 2026, Christian Dumard et Pete Goss apporteront leurs regards complémentaires sur la météo, le routage et la navigation océanique.
Un projet de navigation au long cours se construit bien avant de larguer les amarres.
Quel itinéraire envisager ? À quelle saison partir ? Quels équipements retenir ? Quelle autonomie rechercher ? Comment préparer le bateau et l’équipage à plusieurs semaines ou plusieurs mois de navigation ?
DARE TO DREAM permet d’aborder ces questions ensemble, à travers des interventions d’experts, des ateliers et des échanges entre propriétaires.
L’objectif : donner à chacun des repères et des retours d’expérience pour avancer dans la préparation de son propre programme de navigation.
Christian Dumard, spécialiste de la météorologie et du routage, partagera son expertise de la préparation des navigations océaniques et de la compréhension des systèmes météo.
Pete Goss apportera l’expérience acquise au cours de nombreux projets et navigations au large.
Leurs interventions seront complétées par les témoignages de propriétaires. Leurs retours permettent d’aborder des sujets très concrets : choix des équipements, organisation à bord, autonomie ou encore évolutions apportées au projet au fil des milles.
DARE TO DREAM réunit des propriétaires à différents moments de leur projet. Certains préparent encore leur départ. D’autres ont déjà une expérience significative de la navigation au long cours.
Pendant trois jours, ateliers et échanges permettent de partager les expériences, de poser des questions aux spécialistes et de bénéficier des enseignements de ceux qui ont déjà navigué loin et longtemps.
Cette transmission fait partie de l’accompagnement proposé aux propriétaires Garcia Yachts, avant comme après le départ.
La cinquième édition de DARE TO DREAM se déroulera les 9, 10 et 11 octobre 2026 sur l’île Tatihou.
DARE TO DREAM est un séminaire propriétaires de trois jours organisé par Garcia Yachts et Allures Yachting. Il est consacré à la préparation des projets de navigation au long cours, avec des interventions d’experts, des ateliers et des retours d’expérience de propriétaires navigateurs.
DARE TO DREAM 2026 se déroulera les 9, 10 et 11 octobre 2026 sur l’île Tatihou, en Normandie, en France. Il s’agira de la cinquième édition du séminaire.
Christian Dumard, spécialiste de la météorologie et du routage, et le navigateur Pete Goss participeront à l’édition 2026 aux côtés des propriétaires et des équipes de Garcia Yachts et Allures Yachting.
Le séminaire abordera notamment l’itinéraire, la météo et le routage, les équipements, l’autonomie, la vie à bord, la sécurité et l’organisation de l’équipage.
DARE TO DREAM s’adresse aux propriétaires Garcia Yachts et Allures Yachting qui préparent un projet de navigation au long cours et souhaitent bénéficier de l’expertise de spécialistes et des retours d’expérience d’autres navigateurs.
Pour obtenir plus d’informations sur le programme, les modalités pratiques ou les inscriptions à DARE TO DREAM 2026, contactez votre interlocuteur Garcia Yachts ou écrivez-nous à : sales@garciayachts.com
Hafiz a quitté Nuuk le 16 juillet pour remonter la côte ouest du Groenland, traverser la baie de Baffin puis entrer dans l'archipel arctique canadien. La route s'est ensuite poursuivie vers l'ouest, par Lancaster Sound, le détroit de Bellot, Cambridge Bay, puis à travers les eaux menant vers l'Alaska.
Au fil du journal de bord de Sadik, une constante apparaît : ici, le programme s'adapte aux conditions, et non l'inverse. État des glaces. Fenêtres météo. Gestion du carburant et de l'eau. Choix des mouillages. Routes réévaluées à mesure que la situation évolue.
Le 9 septembre, Hafiz atteint Nome. Le passage du Nord-Ouest est bouclé : 4 203 milles parcourus depuis Nuuk, selon le journal de bord.
Pour Sadik et son équipage, ce passage aura demandé préparation, autonomie et capacité à adapter le programme jusqu'aux derniers milles.
Pendant que Hafiz progressait vers l'ouest, Lifexplorer abordait le passage depuis l'Alaska.
Pour Alberto Biffignandi, le passage du Nord-Ouest constituait l'un des grands objectifs d'un programme d'exploration beaucoup plus vaste mené à bord de son Garcia Exploration 52.
Arrivé à Nome début juillet, Lifexplorer a d'abord dû attendre l'ouverture des glaces avant de progresser vers le nord puis vers l'est. Les premières étapes en mer de Beaufort se sont révélées particulièrement exigeantes, avec la présence de vieille banquise compliquant la progression entre l'Alaska et le Canada.
Lifexplorer a ensuite poursuivi sa route à travers l'Arctique canadien, via Herschel Island, Cambridge Bay, Victoria Strait et le détroit de Bellot, avant de rejoindre Lancaster Sound puis Pond Inlet.
L'équipage a bouclé le cœur du passage du Nord-Ouest en 35 jours entre Nome et Pond Inlet. Une fois sorti de l'archipel canadien, Lifexplorer a traversé la baie de Baffin pour rejoindre le Groenland et la région de Disko Bay.
Ces deux passages racontent des histoires différentes. Hafiz a progressé d'est en ouest à bord d'un Explocat 52. Lifexplorer d'ouest en est à bord d'un Exploration 52.
Mais leurs journaux de bord montrent une même réalité de la navigation arctique : la route doit s’adapter aux conditions. La progression dépend des glaces, de la météo, des courants et des informations disponibles. Elle dépend aussi de l’état du bateau et de l’équipage. Il faut parfois attendre. Modifier sa route. Ou être prêt à partir lorsqu’une fenêtre s’ouvre.
Dans ces conditions, l’autonomie donne à l’équipage davantage de possibilités pour s’adapter.
Deux voiliers Garcia ont bouclé le passage du Nord-Ouest dans des directions opposées au cours de la même saison. Chaque équipage a suivi sa propre route, pris ses décisions et adapté son programme aux conditions rencontrées.
Félicitations à Sadik et à tout l’équipage de Hafiz. Félicitations à Alberto et à tout l’équipage de Lifexplorer.
Deux passages du Nord-Ouest bouclés. Deux programmes différents. Deux Garcia mobilisant l’autonomie et les capacités nécessaires à ce type de navigation.
Retrouvez en détail les premières étapes du voyage de Sadik à bord de l’Explocat 52
Retrouvez leurs récits : Hafiz / Lifexplorer